Les Noodle Stopper de Hokuto no Ken : l’histoire d’un concept improbable
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Fiche technique
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5Voir tous les visuelsHana no Keiji -Kumo no kanata ni- (花の慶次 ―雲のかなたに―) est un manga historique de Tetsuo Hara, prépublié dans le Weekly Shonen Jump de la Shueisha de 1990 à 1993 et réuni en dix-huit volumes. Hara assure le dessin sur un scénario de Mio Aso, d'après le roman Ichimuan Furyuki de Keiichiro Ryu. Première grande fresque historique du mangaka après Hokuto no Ken, l'œuvre suit Maeda Keiji, guerrier libre et flamboyant de l'époque Sengoku.
En cette fin d'époque Sengoku, alors que le Japon se recompose autour des grands unificateurs, vit un homme qui refuse de plier devant quelque pouvoir que ce soit. Maeda Keiji est un kabukimono, un excentrique magnifique qui place la liberté et la beauté du geste au-dessus de tout, au point de défier ouvertement les puissants.
Quittant la tutelle de son oncle Maeda Toshiie, Keiji prend la route sur son fidèle étalon Matsukaze. Au fil de ses errances, il croise les figures majeures de son temps, de Toyotomi Hideyoshi à Date Masamune, et noue avec le stratège Naoe Kanetsugu une amitié indéfectible. Entre duels, batailles et rencontres, se dessine le portrait d'un homme décidé à vivre selon ses propres lois.
Hana no Keiji adapte le roman Ichimuan Furyuki de Keiichiro Ryu, paru en 1988, qui tire de l'oubli la figure historique de Maeda Keiji pour en faire un éloge de la liberté et de l'art de vivre. Hara découvre le texte alors qu'il cherche, après Hokuto no Ken, à se renouveler du côté du récit historique, un terrain que le Weekly Shonen Jump jugeait alors peu porteur.
Un chapitre unique paraît dans le numéro 50 du Weekly Shonen Jump en 1989 pour tester l'accueil du public. La réponse étant favorable, la série démarre au numéro 13 de 1990 et se poursuit jusqu'au numéro 33 de 1993. Le titre et sa calligraphie sont l'œuvre de Keiichiro Ryu lui-même, peu avant sa disparition. Sans figurer en tête des classements de popularité du magazine durant sa parution, l'œuvre acquiert après coup un statut de classique, conforté par ses nombreuses rééditions.
Hana no Keiji marque une évolution du trait de Tetsuo Hara après Hokuto no Ken, avec des lignes plus fluides, des hachures allégées, et la recherche d'une expressivité plus directe, au service d'une esthétique raffinée où cerisiers, kimonos et armures contrastent avec la violence des combats. Au Japon, l'image populaire de Maeda Keiji doit aujourd'hui beaucoup à la version qu'en a donnée Hara. La série a connu plusieurs adaptations en machines de pachinko à partir de 2007, qui ont durablement relancé sa notoriété, et la franchise reste très active, avec notamment la suite Maeda Keiji Kabuki Tabi prépubliée dans le Monthly Comic Zenon et plusieurs spin-off.
La franchise Hana no Keiji a donné naissance à plusieurs séries dérivées, écrites à partir de l'univers créé par Tetsuo Hara et Nobuhiko Horie, mais confiées au dessin à d'autres mangaka.
La trilogie Gifudodo : Naoe Kanetsugu déplace le regard vers l'ami de Keiji, le stratège Naoe Kanetsugu. Le premier volet, Tsukigatari, dessiné par Takeharu Takemura, fait raconter par un Keiji vieillissant la véritable histoire de son ami fidèle à l'idéal de justice. Sa suite, Sakegatari, du même dessinateur, revisite l'époque de Hana no Keiji et la campagne de Sado aux côtés des deux compagnons. Le dernier volet, Hanagatari, repris au dessin par Masato Deguchi, conduit tous ces destins vers la bataille de Sekigahara.
Maeda Keiji Kabuki Tabi, également dessiné par Masato Deguchi, suit pour sa part Keiji lui-même : un an après Sekigahara, l'éternel excentrique quitte Kyoto pour gagner Kyushu, en quête des derniers souffles de l'époque Sengoku.
Hana no Keiji -Kumo no kanata ni- a été prépublié dans le Weekly Shonen Jump de la Shueisha, du numéro 13 de 1990 au numéro 33 de 1993, un chapitre pilote étant paru dès le numéro 50 de 1989. La série est réunie en dix-huit volumes dans la collection Jump Comics au fil de la publication.
L’œuvre connaît ensuite de nombreuses rééditions au Japon : une édition bunko en dix volumes chez Shueisha en 1999, une édition kiosque en vingt-et-un volumes chez Shinchosha en 2001 et 2002, une édition intégrale grand format (kanzenban) en quinze volumes chez Tokuma Shoten en 2004 et 2005, suivie chez le même éditeur d’une version kiosque wide en huit volumes en 2007 et d’une nouvelle édition bunko en dix volumes en 2009. Shinchosha publie de son côté une édition deluxe en douze volumes dans la collection Bunch Comics en 2008 et 2009, déclinée en 2011 sous le label Zenon Comics Deluxe. Enfin, la Coamix, qui gère aujourd’hui les droits de l’œuvre, propose depuis 2020 une réédition en dix-huit volumes reprenant le découpage d’origine, achevée en mars 2021 et toujours disponible aux formats papier et numérique.
En France, l’œuvre a d’abord été publiée par Casterman, en dix-huit volumes. Elle a ensuite fait l’objet d’une réédition intégrale chez Mangetsu, dans la collection Tetsuo Hara, également en dix-huit volumes, achevée fin 2024.
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