« Continuez à nous faire du polon » : le mot de Tetsuo Hara aux auteurs d’Ichigo Aji
Fiche technique
- Date
- 20 septembre 2013
- Source
- Hokuto no Ken Ichigo Aji, tome 1, page de commentaires
- Nature
- Texte signé
- Type
- Livre / databook
- Langue d'origine
- Japonais
- Protagonistes
- Tetsuo Hara
- Traduction
- Hokuto Chronicles
Le premier tome de Hokuto no Ken Ichigo Aji s’ouvre sur une fausse page de courrier des lecteurs. Tetsuo Hara y figure comme un lecteur parmi d’autres, domicilié à Musashino, mangaka, cinquante-deux ans, avec une légende de photo qui le présente comme « le petit Tetsuo Hara, qui voudrait lire un Hokuto no Ken un peu plus osé ». La page voisine réserve le même traitement au scénariste Kawata Yushi, soldat de deuxième classe du clan Ga, domicilié au château d’Ichigo. Le texte est signé de Hara et se lit comme du Hara, mais le dispositif est une blague de bout en bout, et il faut le lire ainsi.
« Continuez à nous faire du polon, avec sérieux et sans retenue ! »
Bonjour Kawata Yushi, bonjour Yukito-imouto. Moi, il y a trente ans, je dessinais Hokuto no Ken dans le Weekly Shōnen Jump. Mes souvenirs se sont pas mal effacés depuis, alors quand je lis Ichigo Aji, j’imagine les personnages de l’époque en train de bouger comme ça, et ça me fait rire.
Les gags idiots, c’est ce que je préfère, le « ce n’est pas que ça ne fait pas mal quand on me frappe ! », ou le moment où Souther fait des chatouilles à Shû. Quand il enfile le casque de Raoh, ça m’a plu aussi, on dirait un caïd de cour de récré. J’aurais voulu voir encore plus de ces gags où on prend la pose pour se ramasser aussitôt. Moi aussi j’adore les gags, j’ai envie d’en chercher avec vous.
Et puis le polon (l’onomatopée du sein qui s’échappe d’un vêtement), c’est ce qu’il y a de mieux. (rires) Les scènes de nu sont drôles. La partie osée était un peu faible, j’aimerais la voir progresser. Après le polon, passer au peron (le tissu qu’on soulève), puis carrément au aran (le « oh là ! » devant le résultat), dans ce genre-là. (rires) Pour les lecteurs, pas pour moi, j’aimerais que vous poussiez encore d’un cran.
Ensuite, le dessin ! L’imitation est d’une précision extrême, mais je me suis demandé si mon dessin était vraiment aussi mauvais. Puis je me relis, et je me dis que oui, c’était à peu près ça. (rires) Cela dit, vous pourriez le dessiner un peu plus classe.
Vous ne vous en prenez qu’à Souther, alors qu’il y a plein de personnages plus drôles, allez-y sans vous gêner. Du côté du Nanto, il y a Shin, Yuda, les Goshasei… voyons, et puis… c’est à peu près tout. (rires) Essayez toutes les combinaisons. Il faut que les gags aillent encore plus loin dans le n’importe quoi.. Mais moi, j’ai éclaté de rire. (rires) Kawata Yushi, Yukito-imouto, tant qu’à faire, faites les idiots comme si votre vie en dépendait !
Tetsuo Hara, Musashino, Tokyo, mangaka, cinquante-deux ans.
Note de lecture
Les trois onomatopées du texte, ポローン, ペローン, アラーン, n’ont pas d’équivalent français et sont gardées en transcription. Le « ce n’est pas que ça ne fait pas mal quand on me frappe ! » cite une réplique du manga parodiant Souther. La page de gauche, signée Kawata Yushi, raconte que sa mère a jeté deux fois ses volumes de Hokuto no Ken et qu’il a donc acheté trois fois la série complète : elle n’est pas de Hara.
Sources
- Hokuto no Ken Ichigo Aji, tome 1, page de commentaires.