mercredi 17 juin 2026
Anime

Hokuto no Ken 2026 épisode 12 « Les Hommes qui ont vu ses larmes » le Verdict !

L’ épisode 12 de l’anime Hokuto no Ken – Fist of the North Star 2026, intitulé « Les Hommes qui ont vu ses larmes », est disponible sur Prime Video. Après la tragédie qui frappe le village de Mamiya, Kenshiro et Rei unissent leurs poings pour la première fois. Voici notre verdict.

Synopsis de l’épisode

Kou perd la vie sous les coups du clan des Kiba. Mamiya, en tant que cheffe du village, garde une attitude digne et ferme devant tous. Mais à l’abri des regards, seule, elle verse en silence des larmes sur la mort de son jeune frère Kou. Témoins de ce chagrin caché, Kenshiro et Rei se lancent à la poursuite du clan des Kiba, qui a emporté les effets personnels de Kou… Les poings des deux hommes du Hokuto et du Nanto vont maintenant exploser !!

Le staff et cast de l’épisode

L’épisode 12 conserve la même équipe que les deux épisodes précédents : Inukai Kazuhiko au scénario et Ogasawara Kazuma à la réalisation, accompagnés de la même équipe au storyboard. Une continuité qui se poursuit donc sur l’ensemble de ce segment de l’arc de Rei.

  • Scénario : Inukai Kazuhiko
  • Storyboard : Maeda Hiroshi, Ogasawara Kazuma, Itō Hiroki, Kanayama Yoshinari
  • Réalisation : Ogasawara Kazuma

L’épisode introduit la voix de Kiba Daiō, le chef du clan des Kiba, interprété par Ichijō Kazuya. Nous détaillons ce comédien et son commentaire officiel dans notre article dédié : Hokuto no Ken 2026 : le cast de l’épisode 12.

Le Hokuto et le Nanto unis

Cet épisode marque un moment attendu de l’arc, avec la première véritable alliance entre Kenshiro et Rei. Réunis par un même sentiment de justice face à la cruauté du clan des Kiba, le maître du Hokuto Shinken et celui du Nanto Suichō Ken unissent leurs poings pour la première fois. Deux écoles, deux styles que tout oppose en apparence, qui trouvent ici un terrain d’entente dans la défense des innocents et le châtiment des bourreaux.

Notre avis

Commençons par ce qui fâche, dès les premières minutes, un filtre verdâtre s’installe sur l’image et ne la quittera plus durant la première scène. De manière générale, les choix de teintes et de lumière de cette série nous échappent, et cet épisode multiplie les changements de tonalité incompréhensibles. C’est d’autant plus frustrant que, sur le plan de l’animation et de la CGI, l’épisode repart sur de bonnes bases, l’épisode précédent ressemble désormais à un accident de parcours. C’est bien le reproche de fond que l’on adresse à cette adaptation depuis le début, son inégalité visuelle.

L’épisode s’ouvre pourtant de la meilleure des manières. Rei face au clan Fang, c’est une animation de très bonne facture, un personnage superbement réalisé et un seiyū, Nakamura Yūichi, qui lui insuffle un charisme fou. La scène est dynamique, l’arrivée de Kenshiro bien orchestrée, et l’affrontement qui suit est de la même tenue, même s’il tourne court, les Fang ne faisant pas le poids face aux deux héros. Retrouver cette association des maîtres du Nanto et du Hokuto est un vrai plaisir, et la nostalgie y est sûrement pour quelque chose.

L’échange qui suit entre Kenshiro et Rei, où ce dernier explique pourquoi il cherche l’homme aux sept cicatrices, est une scène intense. La musique est toujours dans le ton, et la performance de Nakamura Yūichi ressort encore une fois par sa justesse et sa conviction.

La crémation de Kou aurait dû être un autre moment fort de l’épisode. Elle est malheureusement gâchée par un character design hasardeux : les villageois comme Mamiya y sont très mal réalisés, et le chef du village ne ressemble pas à grand-chose. C’est, à notre sens, l’un des passages les plus laids depuis le début de la série, et le character design de Mamiya dans son ensemble ne nous convainc pas. Toute la puissance dramatique que devrait porter cette scène s’évapore.

Le contraste n’en est que plus violent avec l’arrivée de Kiba Daiō, très réussie. Le colosse dégage une vraie puissance, sa taille démesurée est bien retranscrite, et le passage en 2D qui accompagne son entrée fonctionne à merveille. C’est d’ailleurs là que le bât blesse : Kiba Daiō est excellent en 2D, mais son visage en CGI passe nettement moins bien, et la juxtaposition des deux fait mal. On notera tout de même avec soulagement que la production a abandonné le délire des yeux rouges façon Cyclope des X-Men aperçus à la fin de l’épisode précédent. L’entrée de ce personnage emblématique est, dans l’ensemble, très réussie.

L’échange entre Rei et Mamiya, où cette dernière explique qu’elle a renoncé à être une femme pour devenir une guerrière, est fort et pose bien les bases de leur relation. La dernière ligne droite de l’épisode appartient ensuite à Kiba Daiō : la scène où il récupère Airi chez son geôlier est très réussie en termes de design, et le coup de tête qui fait exploser le crâne de ce dernier dégage une puissance énorme. Quant à la scène finale, celle où le chef des Fang expose Airi sous les projecteurs à la vue de Rei, elle est iconique et réussie, tant par son design que par son intensité. Le character design d’Airi est d’ailleurs une réussite. La conclusion est bien posée, on attend l’épisode suivant de pied ferme.

Au final, un bon épisode, porté par l’alliance Kenshiro-Rei, une entrée en scène marquante pour Kiba Daiō et un final iconique, mais toujours plombé par ces choix de teintes inexplicables et un character design à deux vitesses, brillant sur les guerriers, indigent sur les personnages secondaires.

Regarder l’épisode sur Prime Video

L’épisode 12 « Les Hommes qui ont vu ses larmes » est disponible en streaming sur Prime Video, en VOSTFR et VF.

Source : Site officiel de l’anime (hokuto-anime.com)

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