Fiche technique
- Titre
- Hokuto no Ken: Jubaku no Machi (北斗の拳 -呪縛の街-)
- Type
- Roman
- Auteur(s)
- Buronson (texte), Tetsuo Hara (illustrations)
- Éditeur
- Shueisha
- Date de sortie
- 18 décembre 1996
Visuels
6Voir tous les visuelsHokuto no Ken : Jubaku no Machi
Hokuto no Ken : Jubaku no Machi (北斗の拳 -呪縛の街-) est un roman illustré écrit par Buronson et illustré par Tetsuo Hara, publié au Japon le 18 décembre 1996 par Shueisha dans la collection Jump J Books. Suite directe et conclusion narrative du manga Hokuto no Ken, ce texte de 226 pages ponctué d'illustrations en noir et blanc et en pleine page couleurs prolonge les aventures de Kenshiro dans le monde post-apocalyptique. Le roman sera adapté en 2003-2004 en une trilogie d'OAV intitulée Shin Hokuto no Ken.
Synopsis
L'humanité a survécu malgré l'effondrement de la civilisation. Le dernier conflit nucléaire a scarifié la terre et empoisonné l'eau, faisant sombrer le monde dans le chaos. Sanga, le Seigneur de Lastland, règne en tyran sur son enclave désertique en contrôlant les sources d'eau potable et en fanatisant la population autour d'un faux dieu. Quand il apprend l'existence d'une jeune femme dont les doigts guérissent les maux et les blessures...
Une suite au manga Hokuto no Ken
Suite à sa rencontre avec Tobi, un vendeur d'informations qu'il a sauvé d'une embuscade, Kenshiro fait la connaissance de Sara. La jeune femme guérit les maux et les blessures par simple contact des doigts, une technique qui rappelle au successeur du Hokuto Shinken les méthodes de son frère Toki. Sanga, qui assoit son pouvoir sur l'illusion d'un faux dieu nommé Doha, voit dans la Faiseuse de Miracles l'occasion d'accentuer sa tyrannie. Il ordonne son enlèvement.
Kenshiro choisit alors de pénétrer à Lastland pour libérer le peuple du mensonge et arracher Sara à son destin. Aux côtés de Tobi, il assiste à la grande cérémonie de présentation du nouveau dieu. C'est à ce moment que Tobi reconnaît, sous l'apparence du faux dieu Doha, le visage de Bista, son jeune frère disparu plusieurs années auparavant. L'affrontement avec Sanga sera brutal et bref. Le tyran s'effondre, mais Bista en sort grièvement blessé.
Pour le sauver, Kenshiro doit quitter Lastland et traverser les Clifflands, un territoire que la rumeur dit hanté par des démons sanguinaires. Ces démons sont en réalité les disciples du Hokumon no Ken, une école ancestrale aux liens secrets avec le Hokuto Shinken. Au terme du combat qu'il leur livre, Kenshiro découvre ce que ces sentinelles s'efforcent de dissimuler depuis des générations, et perçoit à nouveau le fardeau qui pèse sur les héritiers du Hokuto.
Pendant son absence, un homme mystérieux du nom de Seiji débarque à Lastland. Disciple lui-même du Hokumon no Ken et fils caché de Sanga, il vient régler ses comptes. À son retour, Kenshiro découvre une cité déchirée par une guerre sainte entre les fidèles du dieu Doha et les troupes de Seiji. À la tête de la rébellion, ce n'est plus Tobi le marchand d'informations, mais Tobi le grand prêtre auto-proclamé, qui s'est emparé du culte de son frère Bista pour fonder son propre ordre divin. Lorsque Kenshiro refuse de cautionner ses méthodes, il est fait prisonnier.
Pendant ce temps, Seiji décide d'endiguer le déferlement de violence en tuant Tobi et en reprenant Bista, dans l'espoir de restaurer un semblant d'ordre à Lastland. Kenshiro parvient à s'évader de sa prison et trouve Tobi à l'agonie, qui finit par succomber à ses blessures. Reste l'affrontement final entre l'héritier du Hokuto Shinken et le disciple du Hokumon. Le combat sera de courte durée, et alors que les coups de Kenshiro ne sont pas mortels, Seiji choisit lui-même de mettre fin à ses jours, incapable de supporter les atrocités qu'il a commises. Sa mort restaure la paix à Lastland. Kenshiro reprend la route, seul, portant comme toujours le lourd fardeau d'être l'héritier du Hokuto Shinken.
Une rareté du canon Hokuto no Ken
Jubaku no Machi est l'unique tentative officielle de prolonger le récit de Hokuto no Ken sous forme de roman. Huit ans après la conclusion du manga dans le Weekly Shonen Jump en 1988, Buronson et Tetsuo Hara reviennent ensemble sur le destin de Kenshiro dans un format inédit pour la franchise. Le texte narratif de Buronson est ponctué d'illustrations en noir et blanc et en pleine page couleurs réalisées par Hara, qui conservent toute la nervosité du trait de l'auteur du manga.
Au-delà de son intérêt narratif, le roman constitue aujourd'hui l'une des œuvres les moins accessibles du canon Hokuto no Ken. Jamais réédité depuis sa parution chez Shueisha en 1996, il ne survit que par ses exemplaires d'origine désormais cherchés sur les marchés d'occasion japonais. La seule traduction étrangère officielle est l'édition italienne publiée par Kappa Edizioni en 1999 sous le titre Ken il guerriero - Romanzo, dans la collection Mangazine. Aucune édition française n'a jamais vu le jour, pas plus qu'une traduction anglaise.
En 2003, Tetsuo Hara et Buronson reviennent sur Jubaku no Machi pour le porter à l'écran sous la forme d'une trilogie d'OAV produite notamment par Coamix, OB Planning et SEGA. Cette adaptation, intitulée Shin Hokuto no Ken, marquera le retour de la franchise en animation après quinze ans d'absence et préfigurera la grande relance qui suivra avec la saga Shin Kyuseishu Densetsu. Pour les fans francophones, ces trois OAV sont aujourd'hui le principal point d'accès à l'intrigue de Jubaku no Machi, le roman lui-même restant pratiquement inconnu sur le territoire.
Éditions
Le roman a été publié au Japon le 18 décembre 1996 par Shueisha dans la collection Jump J Books. Comptant 226 pages illustrées par Tetsuo Hara, il porte l'ISBN 4-08-703054-7. Il n'a connu aucune réédition japonaise depuis cette première parution.
Une édition italienne a été publiée en 1999 par les éditions Kappa Edizioni dans la collection Mangazine. Il s'agissait alors du premier roman tiré d'un manga à succès à être publié en Italie, ouvrant la voie à d'autres adaptations littéraires comme celle de City Hunter.
Aucune édition française ni anglaise n'a jamais vu le jour à ce jour. Le roman ne circule plus que par le marché de l'occasion

