samedi 05 septembre 2026
Shin Hokuto no Ken

Fiche technique

Titre
Shin Hokuto no Ken (新・北斗の拳)
Type
OAV
Studio
A.C.G.T.
Éditeur
Toei Animation
Date de sortie
24 juillet 2003

Shin Hokuto no Ken

Shin Hokuto no Ken (新・北斗の拳) est une trilogie d'OAV produite par Coamix, OB Planning et SEGA, et réalisée par Takashi Watanabe au studio A.C.G.T. Adaptation directe du roman Jubaku no Machi de Buronson et Tetsuo Hara paru en 1996, ces trois épisodes de 58 minutes sortis entre juillet 2003 et mai 2004 marquent le retour de la franchise en animation après quinze ans de silence et s'imposent en suite directe et conclusion narrative du canon Hokuto no Ken.

Synopsis

L'humanité a survécu malgré l'effondrement de la civilisation. Sanga, le Seigneur de Lastland, règne en tyran sur son enclave désertique en contrôlant les sources d'eau potable et en fanatisant la population autour d'un faux dieu. Quand il convoite la jeune Sara, surnommée la Faiseuse de Miracles pour ses dons de guérison, Kenshiro entre en scène pour libérer le peuple du mensonge. Mais il devra affronter les disciples d'une école rivale ancestrale, le Hokumon no Ken, et le mystérieux Seiji qui débarque à Lastland pour régler ses propres comptes.

Guide des OAV

Le retour de Hokuto no Ken après quinze ans

Quand Shin Hokuto no Ken est mis en chantier au début des années 2000, la franchise n'a plus connu d'adaptation animée depuis Hokuto no Ken 2 en 1988. Le retour est porté par une équipe inédite. En 2000, Nobuhiko Horie, l'ancien éditeur de Buronson et Hara au Weekly Shonen Jump, démissionne de Shueisha et fonde Coamix avec Tetsuo Hara. La nouvelle maison rachète les droits Hokuto no Ken et planifie une relance ambitieuse. Shin Hokuto no Ken devient le tout premier projet animé de l'ère Coamix, antérieur même à la création de North Stars Pictures.

Le choix du matériau source est cohérent avec cette ambition de reprise canonique. Plutôt que de proposer une histoire originale, les auteurs adaptent Jubaku no Machi, le roman illustré que Hara et Buronson avaient publié chez Shueisha en 1996 pour offrir une véritable suite au manga. L'opération permet de proposer du contenu inédit aux fans tout en restant strictement dans la continuité du canon. Buronson confirme cette intention dans une interview parue à l'occasion de la sortie : « Ce projet vient d'un roman que j'ai écrit dans lequel je voulais décrire Kenshiro après la première histoire. C'est en quelque sorte la suite de l'animé précédemment sorti. Où est parti Kenshiro ? Que fait-il ? Je voulais répondre à ces questions-là. »

Une innovation technique

Sur le plan technique, Shin Hokuto no Ken mise sur un mélange ambitieux d'animation traditionnelle et d'images de synthèse. Le producteur exécutif Ren Usami détaille la méthode : « En premier nous avons tout planifié, scène par scène, regardé quand nous utiliserions la 3D et quand nous ferions l'animation via de nouvelles technologies. C'est de cette manière que ce projet a débuté. » Les personnages restent dessinés en 2D parce que la 3D intégrale aurait paru, selon Buronson, « assez irréaliste ». Les décors, les véhicules et les panoramas du désert sont en revanche modélisés en 3D pour permettre des vues impossibles autrement.

Buronson souligne le gain : « Dans les scènes dans le désert, nous pouvions faire des scènes prises en hauteur aussi bien que des prises panoramiques. Et dans les scènes avec les motos, nous pouvions avoir les motos roulant en avant avec la 3D. Les choses qui ne seraient tout simplement impossibles via l'animation conventionnelle peuvent être faites par un mixage d'animation 2D et 3D. » Pour un projet OAV de 2003, c'est une approche novatrice que beaucoup d'autres productions adopteront par la suite.

Une violence assumée mais contestée

Shin Hokuto no Ken renoue avec les scènes graphiques qui avaient fait la réputation de Hokuto no Ken à la télévision dans les années 1980. Les têtes explosent, les corps se déchirent, le sang gicle. Pour Buronson, c'est trop : « Il y avait juste trop de sang qui gicle dans tous les sens. Je n'aime pas ça, les scènes vraiment barbares comme ça. » Le scénariste évalue sa satisfaction à 80 % du projet, puis la révise à 70 % à cause de cet excès. Le constat fait écho à ses précédentes réserves sur la violence du film de 1986. Buronson n'a jamais été à l'aise avec la surenchère gore des adaptations de Hokuto no Ken.

Au-delà du débat sur la mise en scène, le scénariste rappelle dans la même interview la clé de lecture qu'il revendique pour toute la franchise : « Quand les structures sociales ont disparu, vous ne pouvez survivre que par la force brute. Mais qu'est-ce qui peut triompher de la violence ? L'amitié, l'amour et les émotions que les gens ont à l'intérieur d'eux. Ceux-ci gagnent sur la violence. L'amour et la compassion sont plus puissants que la violence. C'est le thème sur lequel j'ai écrit l'histoire. » Cette thèse irrigue toute la trilogie, et le titre du troisième OAV, Tout le Poids de la Compassion, en porte explicitement l'écho.

Une équipe prestigieuse

Le doublage de Shin Hokuto no Ken assume une rupture symbolique. Akira Kamiya, qui avait incarné Kenshiro pendant toute la série télévisée originelle, exprime son souhait de reprendre le rôle. Hara explique néanmoins le choix d'un seiyū plus jeune : « Je connais M. Kamiya depuis longtemps et il avait exprimé le désir de jouer ce rôle mais comme il n'est plus tout jeune, un acteur plus jeune a été désigné pour déboucher sur un monde plus vaste. » Le rôle est confié à Takehito Koyasu, voix iconique de Zechs Marquise dans Gundam Wing et de Dio Brando dans JoJo's Bizarre Adventure. Buronson valide pleinement la prestation : « Je l'ai trouvé irréprochable dans ce rôle. Il correspond très bien au personnage et on reconnaît bien là un professionnel du doublage. »

Le second coup d'éclat du casting est l'arrivée de la star de la J-Pop Gackt dans le rôle de Seiji. Fan déclaré de Hokuto no Ken, le chanteur signe également le générique de fin Oasis, un morceau qu'il avait composé quatre ans plus tôt et déjà proposé à la franchise sans succès. « Pour ce projet, il a été choisi », se réjouit-il dans l'interview de promotion. L'opération apporte une visibilité grand public inédite à un OAV qui aurait pu rester confidentiel. Le reste du casting est lui aussi de prestige avec Unshou Ishizuka (Joseph Joestar dans JoJo Stardust Crusaders) dans le rôle de Sanga, Fumihiko Tachiki (Gendo Ikari dans Neon Genesis Evangelion) à la narration, et Romi Paku (Edward Elric dans FullMetal Alchemist) dans le rôle du jeune Bista.

Côté production, le projet bénéficie de Takashi Watanabe à la réalisation, vétéran de Slayers, Shakugan no Shana et Boogiepop Phantom. La musique est signée Yasuharu Takanashi, futur compositeur de Naruto Shippuden et Fairy Tail. Mais c'est sans doute la présence de Haruo Sotozaki au character design et à la direction de l'animation qui prend le plus de poids avec le recul, puisque Sotozaki deviendra par la suite le réalisateur attitré de Demon Slayer chez ufotable.

Cast et staff

Cast principal

KenshiroTakehito Koyasu (子安武人)
SaraYurika Hino
TobiAkimitsu Takase
SangaUnshou Ishizuka (石塚運昇)
SeijiGackt
BistaRomi Paku (朴璐美)
GieseSeiji Sasaki
Maître du Hokumon no KenTakaya Hashi
NarrateurFumihiko Tachiki (立木文彦)

Staff

Œuvre originaleBuronson, Tetsuo Hara
RéalisationTakashi Watanabe
ScénarioHiroshi Toda, Nobuhiko Horie
Producteur exécutifRen Usami
Character designHaruo Sotozaki (外崎春雄)
Direction de l'animationHaruo Sotozaki (外崎春雄)
Direction artistiqueSatoru Kuwabara
MusiqueYasuharu Takanashi
Générique de finGackt — Oasis
Studio principalA.C.G.T.
Studios partenairesBuyu, Sung San Production, Toei Animation, White Line

Éditions

Au Japon, Toei Animation a édité les trois OAV en DVD unitaires entre juillet 2003 et mai 2004 au prix de 5 000 yens chacun, accompagnés d'une interview promotionnelle des auteurs. La trilogie a aussi été intégrée au coffret Blu-ray BOX Shin Kyuseishu Densetsu sorti par Toei en novembre 2016.

En France, l'éditeur Mabell a sorti la trilogie à plusieurs reprises. Les trois OAV ont d'abord été publiés en DVD unitaires VF dès décembre 2004 (9,90 € l'unité), suivis d'une version VOSTF équivalente. Mabell a ensuite proposé deux coffrets intégraux en 2005, l'un en VF et l'autre en VOSTF, à 19,90 € chacun. L'édition de référence reste la box collector « Édition Ultime » sortie le 19 juillet 2007, qui réunit pour la première fois les trois OAV en VF et VOSTF dans un seul coffret, accompagnés d'une interview exclusive de Buronson, Tetsuo Hara et Gackt (19,95 €). Une réédition a vu le jour chez Kazé en 2011 avec l'iintégrale des OAV.

Toie Animation3
Toie Animation
Édition Ultime Mabell
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Intégral Kazé
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