Fiche technique
- Titre
- Mad Fighter (マッドファイター)
- Type
- One-shot
- Auteur(s)
- Tetsuo Hara
- Éditeur
- Shueisha
- Date de sortie
- Août 1982
Visuels
6Voir tous les visuelsMad Fighter
Mad Fighter (マッドファイター) est un one-shot de Tetsuo Hara paru en 1982 dans le numéro de lancement du magazine Fresh Jump, chez Shueisha. Ce récit d'action sur fond de motocross, signé par un auteur qui sortait tout juste de son statut d'assistant, compte parmi ses toutes premières œuvres, quelques mois avant Hokuto no Ken. On y trouve un ton nettement plus sombre et brutal que dans le reste de sa production de jeunesse.
Synopsis
Shingo est un jeune pilote de motocross talentueux et insouciant, rattaché à l'atelier Taiyou Motors. En route vers un tournoi avec son ami et coéquipier Taka, il croise la trajectoire de Gasoline Stand, un gang de motards armés d'une violence extrême, qui sème la terreur sur les routes et défie ouvertement la police au point d'échapper à toute interpellation. Agressé par la bande, Shingo révèle des aptitudes de combattant insoupçonnées et met plusieurs assaillants hors de combat, ce qui déchaîne la fureur du chef du gang.
Les deux amis parviennent à fuir, mais la vengeance ne tarde pas. Le lendemain, alors que Taka roule seul, le gang le rattrape et l'agresse sauvagement. Le drame est irréparable. Shingo, dévoré par la culpabilité, décide d'affronter seul la bande au guidon de sa machine, déterminé à leur faire payer.
Une œuvre de jeunesse de Tetsuo Hara
Mad Fighter appartient à la poignée de récits courts que Tetsuo Hara a réalisés en 1982, à l'aube de sa carrière, alors qu'il était encore l'assistant de Yoshihiro Takahashi et qu'il fréquentait le Gekiga Sonjuku, l'atelier d'écriture de Kazuo Koike. Le récit paraît dans le numéro inaugural du magazine Fresh Jump, lancé cette année-là par la Shueisha pour révéler de jeunes auteurs.
Comme dans Tetsu no Donquijote, sa première série, qui débutera quelques mois plus tard sur le même thème, Hara y met en scène l'univers de la moto et du motocross avec un souci marqué du détail mécanique. Le récit témoigne d'un trait encore en formation, mais déjà reconnaissable par son énergie et son goût des scènes d'action spectaculaires.
Un récit d'action sombre et frontal
Là où d'autres œuvres de jeunesse de Hara conservent une part de légèreté, Mad Fighter assume une tonalité brutale et désabusée. La confrontation entre Shingo et le gang Gasoline Stand bascule dans la tragédie, et la vengeance qui en découle est menée jusqu'à son terme, sans concession. Le récit s'achève sur une note amère, le héros s'éloignant seul, marqué par ce qu'il a accompli.
On y devine déjà certaines obsessions du futur auteur de Hokuto no Ken : l'imagerie des bandes de motards, la violence assumée, les antagonistes massifs et le combat comme épreuve décisive. Autant d'éléments encore bruts, mais qui annoncent l'univers que Hara déploiera pleinement par la suite.
Éditions
Mad Fighter n’a jamais fait l’objet d’une édition en volume indépendant. Le récit a été repris en bonus dans les rééditions de Tetsu no Donquijote. Aucune édition française n’a vu le jour.