Fiche technique
- Auteurs
- Baptiste Rappin
- Langue
- Français
Édition
- Éditeur
- Les éditions Ovadia
- Collection
- Les Carrefours de l'être
- Mise en vente
- 4 novembre 2019
- Prix
- 22 €
- Pages
- 286
- Format
- Broché, 142 × 205 mm
- ISBN
- 978-2-36392-352-3
- ASIN
- 2363923529
Staff
- Éditeur
- Les éditions Ovadia
- Collection
- Les Carrefours de l'être
Fiche établie sur données bibliographiques seules
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Tu es déjà mort ! Les leçons dogmatiques de Ken le survivant (2019)
Dans un entretien accordé en août 2020 au blog Stalker, Baptiste Rappin expose son hypothèse de départ. Le manga serait né de l'après-guerre japonais et des bombardements atomiques, et son monde dévasté offrirait une expérience de pensée sur la disparition des institutions. Le titre, réplique de Kenshiro, lui sert d'image pour le délai entre un effondrement et ses effets. Le sous-titre renvoie à la pensée du juriste Pierre Legendre. L'auteur indique aussi que chaque chapitre s'ouvre sur un extrait de La Route de Cormac McCarthy.
Une recension parue en janvier 2020 sur le site Actu Philosophia donne quelques repères. Le premier chapitre, « La nostalgie du quadra », revient sur la réception de la série animée en France à la fin des années 1980. Suivent une histoire du manga, des pages sur l'apocalypse et l'état de nature, puis un chapitre intitulé « Sans foi ni loi, sans dieu ni lieu » sur la loi du plus fort et la légitimité. Le volume se termine sur une réflexion consacrée à la civilisation.
Que reste-t-il après l’apocalypse ? Quelle vie nous attend dans un monde dévasté par la guerre nucléaire, anéanti par la propagation d’un virus ou englouti sous les eaux d’un déluge cataclysmique ? Tel est précisément le type de situation que l’univers post-apocalyptique, qu’il soit celui du roman, du film ou du jeu vidéo, met en scène. De ce point de vue, le manga occupe une place particulière car il tient précisément sa raison d’être de l’éclair nucléaire qui frappa et aveugla le Japon par deux fois, les 6 et 9 août 1945. Contrairement à l’Occident, l’Archipel vécut la table rase dans sa chair ; l’apocalypse ne fut pas pour lui une possibilité, mais bien une réalité effective : il fit l’expérience concrète de la faille généalogique et du déficit des origines qui forment le point de départ obligé du manga. Le fil directeur de cet essai, Hokuto no Ken, que l’on connaît en France sous le titre de Ken le survivant, s’inscrit tout naturellement dans cette perspective : les paysages de ruines y sont le théâtre d’une grande régression biologique caractérisée par la recherche d’eau et de vivres ainsi que par la loi du plus fort. Notre héros n’a-t-il d’autre alternative que de plier à ce nouveau nomos de la terre ?
Bonus et suppléments
- Aucun supplément signalé
