Legends ReVIVE fête ses sept ans avec un dessin original de Tetsuo Hara à gagner
Hokuto no Ken LEGENDS ReVIVE fête aujourd’hui ses sept ans. Lancé le 5 septembre 2019, le…
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Hokuto no Ken (北斗の拳) est un manga en vingt-sept volumes, prépublié du numéro 41 de 1983, mis en vente le 13 septembre 1983, au numéro 35 de 1988 du Weekly Shonen Jump de la Shueisha, sur un scénario de Buronson et un dessin de Tetsuo Hara. Dans un monde ravagé par une guerre nucléaire, Kenshiro, héritier du Hokuto Shinken, un art assassin transmis à un seul disciple par génération, affronte au fil de 245 chapitres les héritiers des écoles rivales et ses propres frères d’armes. Œuvre-mère de tout l’univers Hokuto, la série a engendré adaptations animées, films, gaiden, parodies et jeux vidéo pendant plus de quarante ans.
En 199X, le monde fut englouti par les flammes nucléaires. La civilisation disparut, et vint le temps où la violence régnait sur le monde. Sur fond de fin de siècle dévastée par l’ultime guerre, où règne la loi du plus fort, la série dépeint Kenshiro, héritier du Hokuto Shinken, cet art assassin transmis à un seul disciple par génération, qui grandit en sauveur portant l’amour et le chagrin. Les combats de Kenshiro contre ses rivaux, son amour pour sa fiancée Yuria, et les liens puis les déchirements qui l’unissent à Raoh, Toki et Jagi, ses frères d’adoption formés eux aussi au Hokuto Shinken.
Résumé officiel de l’éditeur, traduit par nos soins.
Avant la série, Hokuto no Ken a existé sous la forme de deux one-shots de Tetsuo Hara, publiés dans le Fresh Jump, magazine de la Shueisha, dans les numéros d’avril et de juin 1983. Leur héros, Kasumi Kenshiro, évolue dans le Japon contemporain : héritier du Hokuto Shinken transmis par son père, il venge dans le premier récit la mort de sa fiancée Yuki, puis entreprend dans le second d’éradiquer le Taizanji Kenpō, l’organisation d’assassins responsable de sa mort. L’essentiel de la panoplie de la série y figure déjà : les méridiens secrets, la mort à retardement, la doctrine du corps qui n’exploite qu’une fraction de sa puissance, et la future réplique culte de la série, dans une formulation légèrement différente.
Publiés en fin de magazine, les deux récits prennent chacun la première place du sondage des lecteurs. Ce doublé décide la Shueisha à lancer la sérialisation dans le Weekly Shonen Jump en septembre 1983, avec Buronson au scénario et un cadre transposé dans un monde ravagé par la guerre nucléaire. Les deux one-shots sont recueillis la même année à la fin des deux tomes de Tetsu no Donquijote, la précédente série de l’auteur, et n’ont jamais été publiés en France.
La naissance du concept est racontée par Nobuhiko Horie lui-même, dans un commentaire publié avec l’édition kyūkyokuban. Jeune éditeur du Weekly Shonen Jump chargé de Tetsuo Hara, il cherche avec lui la technique signature qui distinguerait leur projet d’arts martiaux. Dans une librairie chinoise du quartier de Jimbōchō, il tombe sur l’anecdote d’un étudiant en médecine qui, étudiant les points de pression, aggrave un trouble oculaire en stimulant à l’excès le point censé le soigner. Horie tient son idée : détruire le corps en frappant ses points de pression. Le nom de la série lui vient d’un mythe chinois, un enfant promis à mourir à dix-neuf ans obtient de vivre jusqu’à quatre-vingt-dix grâce à deux sages jouant au go, les dieux Hokuto et Nanto, le premier régnant sur la mort, le second sur la vie. Horie en tire le titre et le nom de l’art. Si Hokuto est le dieu de la mort, Kenshiro sera son fils, et son poing le Hokuto Shinken.
Après le succès des deux récits pilotes, la rédaction du Weekly Shonen Jump lance le projet de série. Tetsuo Hara estimant le rythme hebdomadaire intenable seul, son éditeur Nobuhiko Horie recrute un scénariste : Buronson, déjà auteur du succès Doberman Keiji dans le même magazine. Dans un entretien publié en 2013 sur le site officiel de la série, le scénariste raconte le projet qu’on lui soumet alors, un récit contemporain, dans lequel un Kenshiro lycéen s’évadait d’une maison de correction. Deux éléments du pilote le convainquent d’accepter : le principe des méridiens secrets, dont la mort à retardement offre un ressort dramatique utilisable à volonté, et la réplique qui deviendra « Tu es déjà mort ». Il pose une condition : garder la main sur le cadre du récit.
Buronson écarte le Japon contemporain, où les armes à feu rendraient le kenpō dérisoire, et transpose le récit dans un monde ravagé par la guerre nucléaire, où le poing redevient l’arme absolue. Il cite deux sources à cette vision : le film Mad Max 2, dont les étendues sans loi lui fournissent l’image dans laquelle il projette Kenshiro, et le souvenir des charniers de la période Pol Pot, visités au Cambodge, qui lui ont montré ce que la violence laisse derrière elle.
La fabrication de la série repose sur un trio. Buronson écrit le scénario, Hara dessine, et Horie fait la navette entre les deux. Pendant toute la publication, les deux auteurs ne se rencontrent presque jamais, et l’éditeur, qui suit la série jusqu’à son terme, participe à la construction du récit au point d’être crédité au chapitre final au même rang que les auteurs. Le site officiel le présente comme l’inventeur de l’idée du Hokuto Shinken et le surnomme le troisième auteur de la série. Buronson raconte aussi les débuts difficiles de l’écriture. Après un premier chapitre venu facilement, le deuxième est plus compliqué à finaliser. Buronson le réécrit jusqu’au bout du délai, et c’est la scène finale qui le sauve, celle des semences déposées sur la tombe du vieux Misumi, qui, selon lui, a donné à la série la direction qu’elle cherchait.
La prépublication débute dans le numéro 41 de 1983, mis en vente le 13 septembre. Selon les souvenirs publiés par Shigeo Nishimura, rédacteur en chef du magazine au moment du lancement, le premier chapitre prend la deuxième place du sondage des lecteurs, puis la série s’installe à la première et la conserve pendant trois ans, Horie se gardant de communiquer les résultats à Hara. Fin 1984, en pleine publication de la série, le tirage du Weekly Shonen Jump atteint les quatre millions d’exemplaires.
Buronson et Hara voulaient conclure la série sur le combat contre Raoh. Dans l’entretien publié en 2013 sur le site officiel, le scénariste raconte la suite. La rédaction du Weekly Shonen Jump, alors dirigée par Hiroki Goto, décide de prolonger la série au sommet de sa popularité. Buronson, qui croyait disposer de deux mois de pause avant d’écrire la suite, apprend qu’il doit enchaîner la semaine suivante. La seconde partie s’ouvre sur un saut de plusieurs années et s’achève au numéro 35 de 1988, après cinq ans de publication et 245 chapitres. Le dernier chapitre porte au générique, aux côtés des deux auteurs, le nom de leur éditeur Nobuhiko Horie.
En 199X, une guerre nucléaire a effacé la civilisation. Dans le désert qui en reste, un homme marche vers un village à la recherche d’eau : Kenshiro, héritier du Hokuto Shinken, l’art d’assassinat qui détruit le corps de l’intérieur en frappant ses méridiens secrets. Jeté en prison, il y rencontre Bat, un jeune débrouillard, et Rin, une fillette devenue muette après le massacre de ses parents, qui lui tend la clé de sa cellule. Quand la bande de Zeed attaque le village, Kenshiro l’anéantit seul, puis reprend la route. Bat, puis Rin finissent par le suivre.
Sa traque a commencé avant le récit. L’homme qu’il cherche s’appelle Shin, héritier du Nanto Seiken, l’école rivale dont les coups tranchent le corps de l’extérieur. C’est lui qui l’a jadis vaincu, lui a gravé de ses doigts les sept cicatrices qui marquent sa poitrine, et lui a enlevé sa fiancée Yuria, persuadé que la puissance suffirait à se faire aimer d’elle. Depuis sa citadelle de Southern Cross, il règne par l’organisation KING, dont Kenshiro remonte un à un les lieutenants, Spade, Diamond, Club et Heart, jusqu’au face-à-face. Vaincu, Shin déclare à Kenshiro que Yuria n’est plus, qu’elle s’est jetée du haut du palais, puis se jette à son tour dans le vide pour ne pas mourir de la main de Kenshiro. Celui-ci l’enterre, et reprend la route avec Bat et Rin.
La route du trio croise d’abord GOLAN, une milice d’anciens soldats d’élite qui a fait main basse sur une source et rafle les femmes des environs pour bâtir sa nation idéale. Rin capturée, Kenshiro entre seul dans leur forteresse et tue les ravisseurs un à un, jusqu’au Colonel, un fanatique persuadé d’accomplir la volonté de Dieu, qui meurt à son tour face au Hokuto Shinken.
Taki, une vieille connaissance de Bat, conduit ensuite le trio jusqu’à un village où une vieille femme, Toyo, élève les orphelins et creuse un puits. Parti voler l’eau du village voisin pour elle, Taki est abattu. Kenshiro brise la roche d’un coup de poing et l’eau jaillit. La paix ne dure pas. Sitôt Kenshiro reparti, la bande de Jackal attaque le village, et sa dynamite tue Toyo. Traqué, Jackal joue sa dernière carte : évadé de la prison de Villainy, il sait quel monstre dort dans ses profondeurs. Il libère Devil Rebirth, un colosse condamné pour sept cents meurtres, et se fait passer pour son frère. Kenshiro abat le géant, et Jackal meurt à ses côtés, soufflé par sa propre dynamite. Toyo et les enfants sont vengés.
Le trio parvient au village fortifié de Mamiya, une jeune femme qui a pris les armes et qui ressemble trait pour trait à Yuria. Kenshiro devient garde du village, que le clan des Crocs, mené par le colosse Kiba Daiō, attaque sans relâche. Le clan a infiltré un espion sur place : Rei, héritier du Nanto Suichôken, le poing gracieux de l’oiseau d’eau, qui n’a accepté ce rôle que pour poursuivre sa propre quête. Il cherche l’homme qui a enlevé sa sœur Airi, et n’a de lui qu’un signalement, sept cicatrices sur la poitrine. Rei trahit le clan et se range aux côtés de Kenshiro. Quand les Crocs capturent Kou, le petit frère de Mamiya, et l’exécutent devant le village, les deux hommes attaquent leur campement et détruisent la meute.
Kiba Daiō se venge. Il fait rechercher les proches des deux gardes, retrouve Airi, réduite en esclavage, et la prend en otage, puis capture Mamiya venue la secourir. Il exige que Rei tue Kenshiro, sachant que le Hokuto et le Nanto, s’ils s’affrontent, se détruisent l’un l’autre. Les deux hommes semblent s’entretuer, mais leur mort est un simulacre. Ils se sont frappés mutuellement les points de la mort apparente. Le clan relâche sa garde, les otages sont repris, et Kenshiro tue Kiba Daiō, dont même le corps changé en acier ne résiste pas. Rei apprend alors que l’homme aux sept cicatrices qu’il traque n’est pas Kenshiro. Quelqu’un commet ses crimes sous ce nom.
L’imposteur s’appelle Jagi. Condisciple de Kenshiro au dojo du Hokuto Shinken, il a contesté la succession les armes à la main et en a payé le prix. Le poing de son cadet l’a défiguré, l’obligeant depuis à vivre sous un casque de fer. Il s’est gravé sept cicatrices sur la poitrine et sème ses crimes sous le nom de Kenshiro pour salir celui qui l’a brisé. C’est lui qui a enlevé Airi et tué les parents de Rei, la quête de Rei trouve ici son terme. Kenshiro le traque jusqu’à son repaire. Acculé, Jagi révèle que c’est lui qui a poussé Shin à le trahir, et que la tragédie de Yuria est son œuvre. Kenshiro apprend aussi de sa bouche que ses deux autres frères, Toki et Raoh, sont vivants. Puis il l’exécute.
En tant qu’héritier légitime, Kenshiro doit régler ce que la lutte de succession a laissé derrière elle. La rumeur place Toki, le frère doux qui soignait les malades par son art, dans le village des miracles. Mais l’homme qui y règne torture ses patients et se sert d’eux comme cobayes. Kenshiro engage le combat, Rei survient, et l’imposture éclate. Ce faux Toki est Amiba, un homme du Nanto qui n’a jamais pu en apprendre les secrets et qui imite le Hokuto en l’expérimentant sur des prisonniers. Le vrai Toki est enfermé à Cassandra, la prison dont nul ne s’évade, où le Roi du Poing fait disparaître les héritiers des écoles et leurs secrets.
Kenshiro, Rei et Mamiya marchent sur Cassandra. Fūga et Raiga, les jumeaux qui en gardent la porte, ne servent le geôlier que parce qu’il retient leur petit frère en otage. Vaincus par Kenshiro et convaincus d’avoir trouvé le sauveur, ils ouvrent la porte de leur propre volonté. Kenshiro tue le geôlier Uighur et retrouve enfin Toki. Le jour de la guerre nucléaire, Toki a refermé de l’extérieur la porte de l’abri pour laisser leur place à Kenshiro et Yuria, et les radiations le rongent depuis. C’est lui qui désigne le maître de Cassandra, l’homme qui se fait appeler le Roi du Poing : Raoh, l’aîné du Hokuto, parti conquérir le monde.
L’armée du Roi du Poing envahit la région. Apprenant qu’une colonne marche sur le village où attendent Airi et Rin, Rei s’y précipite et sauve Rin, blessée en protégeant Airi. Puis Raoh paraît en personne. Rei a déjà vu l’étoile de la mort, celle qui brille près de la Grande Ourse et condamne dans l’année quiconque l’aperçoit. Face à un adversaire hors de portée, il choisit de se sacrifier pour donner sa chance à Kenshiro et place l’ultime technique du Nanto, le Dankō Sōsaiken, qui condamne les deux combattants. Elle échoue. Le poing de Raoh le laisse en vie, mais le point de pression Shinketsushū lui promet trois jours d’agonie.
Kenshiro veut affronter Raoh. Toki le retient et lance lui-même le défi. Les deux hommes du Hokuto se battent sans relâche, Toki est blessé, et la fureur de Kenshiro éclate. Le premier affrontement entre Kenshiro et Raoh commence. Les deux hommes se blessent gravement, et avant le coup décisif, Toki s’interpose. Ses mots décident Raoh à quitter le champ de bataille. Le duel reste sans vainqueur.
Mamiya part chercher un remède à Medicine City pour soulager l’agonie de Rei, et se fait capturer. Kenshiro la délivre, mais un nouvel adversaire paraît : Yuda, héritier du Nanto Kōkakuken, l’étoile néfaste des six maîtres du Nanto. C’est lui qui a tué les parents de Mamiya et l’a enlevée autrefois. Rei, à qui il reste moins de trois jours à vivre, réclame ce combat. Pour prolonger un peu sa vie, Toki frappe le point de pression Shinreidai, une épreuve d’une douleur telle que les cheveux de Rei en blanchissent.
Les six maîtres du Nanto portent chacun une étoile de destinée. L’affrontement oppose l’étoile de la Justice à l’étoile néfaste, le cœur de Rei, qui aime Mamiya, au poing perfide et vénéneux de Yuda. Rei engage ce qui lui reste de vie et abat Yuda. Le combat achevé, il fait ses adieux à chacun, puis s’isole dans une cabane pour ne pas montrer sa mort, et sa vie s’éteint derrière la porte close. Sa quête est accomplie : Airi est sauvée, vengée, et confiée à ceux qui pourront la protéger.
Souther, l’étoile suprême, le plus puissant des six maîtres du Nanto, s’est proclamé Empereur Sacré. Il réduit des enfants en esclavage pour bâtir sa pyramide, le Mausolée de la Croix. Kenshiro y rencontre Shu, héritier du Nanto Hakuroken, l’étoile de la Bienveillance, qui protège les enfants et s’oppose à Souther sans relâche. C’est Shu qui, autrefois, avait deviné la force de l’enfant Kenshiro et lui avait laissé la vie sauve en sacrifiant ses yeux.
Le premier affrontement tourne court. Le corps de Souther garde un secret, et Kenshiro, vaincu, est laissé pour mort. Shu affronte alors Souther. L’Empereur Sacré prend des enfants en otage, fait trancher les tendons des jambes de son adversaire, puis le contraint à porter seul la pierre sommitale du mausolée jusqu’au sommet. Shu y est enchaîné, percé de flèches et de lances, et meurt écrasé sous la pierre qu’il a portée, sous les yeux de Kenshiro revenu sur le champ de bataille. Le second duel s’engage sur les marches du monument. Kenshiro perce le secret de Souther, dont le cœur et tous les points de pression sont inversés et découvre l’origine de sa cruauté : au moment de la transmission, l’école exige que l’élève tue son maître, et Souther a tué Ohgai, le père adoptif qui l’avait élevé. Le Mausolée était le tombeau qu’il bâtissait à ce maître aimé. Vaincu, Souther meurt dans la chambre secrète du monument, aux côtés de la momie de son maître.
Après la mort de Souther, Raoh choisit d’affronter Toki et prend la route du dojo où leur maître Ryuken les a formés. Toki l’y attend et le combat s’engage. L’affrontement révèle ce qui lie les deux frères : Toki se bat pour tenir la promesse de leur enfance, arrêter Raoh de sa main s’il s’égarait, et Raoh épargne ce frère qu’il n’a jamais cessé d’aimer. Il n’y a pas de haine entre eux, et le Roi du Poing repart à la conquête du monde. Pendant son absence, son armée était dirigée par Ryūga, l’étoile Sirius, le frère aîné de Yuria. Pour mesurer si Kenshiro est l’homme capable de sauver l’époque, Ryūga attaque Toki, qui a renoncé au combat, et provoque la colère de Kenshiro. Le poing de Kenshiro le transperce, et Ryūga s’explique en mourant. La dernière image de Toki le montre debout, Ryūga dans ses bras.
Le dernier général du Nanto entre alors en scène, protégé par les Cinq Étoiles, le vent, le feu, la montagne, le nuage et la mer. Pour conduire Kenshiro jusqu’à lui, elles cherchent à retenir Raoh. Huey du vent et Shûren du feu tombent l’un après l’autre. Jûza du nuage, l’homme libre qui n’obéit à personne, accepte de se battre en apprenant le nom du général : Yuria, sa demi-sœur, la femme qu’il a toujours aimée. Elle a survécu à Southern Cross, recueillie par les Cinq Étoiles, et Fudô de la montagne révèle toute l’histoire à Kenshiro. Jûza retarde Raoh au prix de sa vie, sans jamais plier. Rihaku de la mer est blessé dans la chute du palais de Yuria. Fudô, le seul homme dont la folie et la force aient jamais fait peur à Raoh, meurt debout face à lui, en lui faisant revivre cette peur devant ses propres soldats. Kokuō, le cheval de Raoh, vient alors à Kenshiro et le porte au champ de bataille décisif. Le duel des deux hommes qui aimaient Yuria peut commencer.
Vaincu, Raoh salue la force de son frère et lui confie Yuria, en révélant son dernier geste : elle est rongée par un mal incurable, et son poing, loin de la tuer, a prolongé de quelques années la vie qui lui restait. Puis, refusant de mourir d’une autre main que la sienne, il frappe son propre point de pression, dresse le poing vers le ciel et libère toute son aura, en criant qu’il n’a pas un seul regret de toute sa vie. Il meurt debout. Kenshiro prend Yuria dans ses bras et disparaît avec elle. Le monde retrouve la paix, et des années passent. Cette période laissée vide par la série est le sujet du chapitre bonus LAST PIECE, publié en 2014.
Des années plus tard le monde est retombé dans le chaos. Rin et Bat, devenus adultes, mènent l’Armée du Hokuto, qui délivre le peuple des oppresseurs. Leurs têtes sont mises à prix. Quand une femme doit être exécutée à la place de Rin par Bask, un commandant régional attiré par la prime, Kenshiro reparaît, monté sur Kokuō. Le voyage reprend. Sur la route, le chasseur de primes Ein les défie pour l’argent de la prime, puis se range à leurs côtés.
La Capitale centrale règne sur le pays au nom de l’Empereur Céleste. Mais le pouvoir réel appartient au gouverneur Jakoh, qui tient l’Empereur en otage et commande par ce moyen les maîtres du Gento Kōken, l’école chargée de la garde du trône. Leur général, Falco d’Or, avait jadis tranché sa propre jambe pour détourner l’invasion de l’armée de Raoh. Parce que Jakoh tient l’Empereur, Falco affronte Kenshiro. Rin, Bat et Ein s’introduisent dans la Capitale pour sauver l’Empereur Céleste, Rui, retenue dans les souterrains. Rui est la sœur jumelle de Rin : à leur naissance, Jakoh avait ordonné de tuer l’une des deux, et Falco, incapable de s’y résoudre, avait épargné Rin et l’avait confiée en secret. Ein sacrifie sa vie pour sauver Rui et Rin. Jakoh est tué par Falco, mais son fils Jasco enlève Rin et prend la mer. Falco part le premier à sa poursuite.
Kenshiro traverse la mer sur les traces de Rin. Akashachi, un vieux pirate rencontré en route, le prévient : le Pays de Shura est un enfer où seule compte la force. C’est aussi la terre où est né le Hokuto. Sur la plage, Kenshiro retrouve Falco, gravement blessé, vainqueur d’un Shura sans nom au prix de sa vie. Le pays est tenu par trois Rasho, maîtres du Hokuto Ryuken, l’autre branche du Hokuto, réputée le poing le plus terrible du monde. Shachi, fils perdu d’Akashachi et disciple du Ryuken, enlève Rin à ses geôliers : il veut envoyer Kenshiro contre les trois Rasho, et la remet à Han, le troisième d’entre eux. Kenshiro abat Han, et découvre que le Pays de Shura est sa terre natale, et la légende locale annonce le retour d’un sauveur venu de la mer, Raoh.
Le deuxième Rasho, Hyoh, est le frère de sang de Kenshiro, sa mémoire scellée depuis l’enfance par Jukei, l’homme qui a transmis le Ryuken aux trois Rasho. Le premier Rasho, Kaioh, enlève Rin et attend Kenshiro. Son aura démoniaque laisse Kenshiro mourant, sauvé par Shachi et Akashachi, qui y perd la vie. Kaioh révèle qu’il est le frère aîné de Raoh et de Toki, puis tue Sayaka, sa propre sœur, fiancée de Hyoh, pour dresser les deux frères de sang l’un contre l’autre. Le poing de Shachi interrompt leur duel. Au Taiseiden, où Leia et Shachi cherchent la clé du sceau qui bride le poing de Kenshiro, Kaioh mutile Shachi, mais les larmes de la statue de femme, émue par cet homme prêt à mourir par amour, le raniment. Le sursis est court : Shachi meurt de ses blessures, veillé jusqu’au bout par Leia. Kenshiro lève le sceau de la maison du Hokuto et marche sur Kaioh, qui frappe un dernier point de pression sur Rin. Aveuglée, elle aimera le premier être qu’elle verra au réveil. Hyoh, la mémoire revenue, la sauve. Devant la marque de la Grande Ourse sur le front de Kaioh, Kenshiro dévoile la tragédie gravée dans la statue : le Hokuto Shinken et le Hokuto Ryuken sont nés de deux garçons, Shuken et Ryuoh, fils de deux sœurs de la maison du Hokuto. Le Hokuto Shinken de Kenshiro abat Kaioh. Vaincu, celui-ci emporte le corps de Hyoh, mortellement blessé, et s’ensevelit dans la lave, son frère dans les bras. Le Pays de Shura est libre.
Kenshiro reprend la route avec Ryū, l’enfant laissé par Raoh, dont les parents adoptifs ont été tués par la bande de Kohketsu. Chez Kohketsu, qui exploite Balga, ancien capitaine de l’armée de Raoh, en tenant les enfants de ses hommes en otage, Kenshiro laisse Ryū mener son premier combat : l’enfant libère les otages, puis défie Kohketsu, et le poing de Kenshiro achève ce que le garçon a commencé. Plus au nord, dans la montagne enneigée, les deux voyageurs rencontrent Sara, princesse de Sava, qui les conduit à son père, le roi Asam. Malade, contraint de faire montre de sa force au peuple pour tenir son trône, Asam voit en Kenshiro un successeur. Ses trois fils, Kai, Bukoh et Satra, qui se disputaient le trône, se réconcilient face à lui et jurent de régner ensemble. Asam meurt dans la plaine enneigée, attaqué par Hyumo, et Kai tombe sous les lances de Blanca, le pays saint de l’extrême nord.
Blanca, jadis porté par la foi, est devenu le pays des fanatiques de Baran, l’Empereur de la Lumière, un ancien soldat de Raoh qui manie une sorte de Hokuto Shinken appris en observant son maître. Enfant, Baran a perdu sa sœur, morte en priant un dieu qui ne répondait pas, et de sa haine des dieux est née la volonté d’en devenir un. Comprenant son erreur face à Kenshiro, il choisit de mourir devant son peuple, et enseigne à Ryū ce qu’est la mort d’un homme. Kenshiro se sépare alors de Ryū, qui jure de dépasser un jour son père.
Kenshiro revient sur la tombe de Yuria. Mamiya l’y attend avec une nouvelle : le jour même de son mariage avec Rin, Bat a renoncé à un amour qu’il savait truqué. Le point de pression frappé par Kaioh condamnait Rin à aimer le premier être qu’elle verrait à son réveil, et c’est Bat qu’elle avait vu. Il a effacé la mémoire de Rin et l’a emmenée pour lui faire retrouver Kenshiro. Mais Kenshiro, qui voit le visage de Yuria dans le ciel nocturne, perd la mémoire à son tour. À l’endroit de leur toute première rencontre, Rin et Kenshiro, tous deux sans souvenirs, se retrouvent, et Bat veille de loin sur cet amour qu’il espère voir renaître. C’est alors que surgit Bolge, un tueur défiguré jadis par Kenshiro, qui massacre en gravant sept cicatrices sur ses victimes pour marquer sa vengeance. Kenshiro n’est plus en état de le combattre. Bat se grave alors sept cicatrices sur la poitrine et se livre à sa place. Torturé, il ne souhaite que le bonheur de Kenshiro et de Rin, et son cri d’agonie rend à Kenshiro sa mémoire et son poing. Kenshiro terrasse Bolge, qui meurt en emportant Bat dans son dernier coup. Bat mourant confie Rin à Kenshiro. Rin refuse, elle ne bâtira pas son bonheur sur la mort de Bat, et retourne auprès de lui. Kenshiro avait tout prévu : des points de pression dessinant la Grande Ourse autour du cœur de Bat le maintiennent en vie. Bat vivra auprès de Rin. Kenshiro reprend seul la route du désert, il n’y pas de nom sur sa tombe, et s’il doit mourir, ce sera au cœur des combats.
Le 24 mars 2014, le Monthly Comic Zenon de Coamix publie dans son numéro de mai la première partie de Hokuto no Ken -LAST PIECE-, sous-titrée 我が背に乗る者, « Celui qui me chevauchera » dans la traduction française : cinquante-cinq pages, dont sept pages couleur en ouverture, signées du duo d’origine, Buronson au scénario et Tetsuo Hara au dessin. C’est le premier épisode inédit du récit principal depuis la fin de la prépublication en 1988. La seconde partie paraît dans le numéro de juin, mis en vente le 25 avril, mais l’épisode complet est disponible avant elle : le volume 11 du kyūkyokuban, qui le recueille en intégralité, sort le 19 avril.
Dans l’entretien réalisé pour l’édition kyūkyokuban, publié dans son dernier volume, Hara raconte la fabrication de l’épisode. Buronson avait écrit le scénario pour une trentaine de pages. Hara y a passé six mois, en parallèle de sa série en cours, et l’a étendu à quatre-vingt-sept pages, à ses yeux, une reprise après tant d’années n’avait de sens que si elle était assez longue. L’épisode comble une période que la série avait laissée vide, celle qui sépare la disparition de Kenshiro, parti avec Yuria et Kokuō après sa victoire sur Raoh, de ses retrouvailles avec Rin et Bat, devenus adultes à la tête de l’Armée du Hokuto. Le récit répond au passage à une énigme restée ouverte depuis 1988, l’origine du bandeau que Kokuō porte sur l’œil gauche dans la seconde partie de la série. Il introduit Shōza, fils de Jûza, qui sert Kenshiro et Yuria dans leur retraite. Dans sa postface au volume 11, Buronson situe cette période vide à une dizaine d’années.
L’épisode n’est recueilli que dans les éditions dérivées du kyūkyokuban. En France, il est publié en tête du tome 11 de l’Extreme Edition de Crunchyroll, présenté hors numérotation comme « Chapitre spécial », sa première parution en français.
La série a été adaptée en anime dès octobre 1984 par la Toei, pour une diffusion de 152 épisodes en deux séries jusqu’en 1988, et le cinéma a suivi avec Hokuto no Ken : Le Film en 1986. Les années 2000 ont vu deux retours à l’animation : les OAV Shin Hokuto no Ken, adaptées du roman Jubaku no Machi, puis la pentalogie Shin Kyūseishu Densetsu, trois films, Raō Den Gekitō no Shō, Raō Den Junai no Shō et ZERO Kenshiro Den, encadrant deux OAV, Toki Den et Yuria Den. Une nouvelle adaptation animée est diffusée depuis 2026.
Côté manga, Tetsuo Hara a donné à la série une préquelle : Souten no Ken, lancée en 2001, qui suit Kasumi Kenshiro, le 62eme héritier du Hokuto Shinken, dans le Shanghai des années 1930, et sa suite Souten no Ken Regenesis.
Dans les années 2000, le Weekly Comic Bunch accueille une série de gaiden confiés à d’autres dessinateurs, chacun consacré à un personnage du manga d’origine : Raoh, Rei, Toki, Jûza et Yuria y reçoivent chacun le leur, précédés du one-shot Karei naru Fukushūsha. Le gaiden de Raoh a été adapté en série animée en 2008. Le Monthly Comic Zenon a repris le flambeau avec les gaiden de Jagi et des Goshasei.
L’univers a aussi nourri tout un univers parodique : Hokuto no Ken Ichigo Aji et DD Hokuto no Ken, tous deux adaptés en animation, Kenoh-gun Zako-tachi no Banka, consacré aux soldats anonymes de l’armée du Roi du Poing, Tensai Amiba no Isekai Hao Densetsu, qui envoie Amiba dans un autre monde, ou encore Seikimatsu Drama Satsuei-den, toujours en cours.
Enfin, la série a engendré plus de quarante ans de jeux vidéo, de la Famicom aux machines actuelles, recensés dans notre section dédiée.
Le manga a été prépublié dans le Weekly Shonen Jump du numéro 41 de 1983, mis en vente le 13 septembre, au numéro 35 de 1988. Les 245 chapitres ont été recueillis par la Shueisha en 27 volumes sous le label Jump Comics, parus du 15 mars 1984 au 15 mars 1989. Cette première édition sert de référence aux fiches tome du site.
La Shueisha a réédité la série en aizoban, quinze volumes parus de 1991 à 1992, puis en bunko, quinze volumes parus de 1997 à 1998. Coamix a entrepris en décembre 2002, pour les vingt ans de la série, une Master Edition entièrement mise en couleurs au format A4, interrompue après quatre volumes ; sa version anglaise, publiée en Amérique du Nord par Gutsoon Entertainment, a poursuivi jusqu'au neuvième. Une kanzenban en quatorze volumes est parue chez Shogakukan en 2006, et Tokuma Shoten a publié de 2013 à 2014 le kyūkyokuban, dix-huit volumes sous le label Zenon Comics DX, aux couvertures redessinées par Tetsuo Hara, qui restitue les pages couleur d'origine, retouche dessins et dialogues, et recueille l'épisode inédit LAST PIECE. Pour les quarante ans de la série, Coamix a lancé le 13 septembre 2023 un shinsōban en dix-huit volumes, achevé en avril 2024, dont chaque tome porte en bande une recommandation signée d'un mangaka, d'Akira Toriyama à Hirohiko Araki. La série est également disponible en numérique chez Coamix, en 27 volumes sous le label Zenon Comics.
En France, J'ai Lu a publié la première édition sous le titre Ken le Survivant, 27 volumes au découpage identique aux Jump Comics, parus d'août 1999 à novembre 2001. Elle a été rééditée à partir de 2008 par Asuka, puis Kazé Manga. Kazé a ensuite publié à partir de 2013 une édition Deluxe en quatorze volumes, reprise de la kanzenban japonaise.
Crunchyroll a publié d'octobre 2022 à 2025 l'Extreme Edition, dix-huit volumes reprenant le kyūkyokuban japonais, planches retouchées, pages couleur et LAST PIECE compris, dont la traduction fournit les titres de chapitres cités dans nos fiches tome.
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