samedi 05 septembre 2026
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Real Action Heroes Hokuto no Ken, les figurines de Medicom et Kaiyodo

Comme tous les vendredis, nous revisitons une gamme de figurines Hokuto no Ken. Cette semaine, place à quatre poupées articulées de trente centimètres, habillées de véritables vêtements en simili-cuir et commercialisées à près de vingt mille yens pièce. Entre 2008 et 2009, Medicom Toy et Kaiyodo s’associent autour de la licence pour donner naissance à une gamme qui n’a jamais été rééditée depuis.

Medicom présente lui-même l’opération comme une « collaboration miraculeuse ». La formule est publicitaire, mais elle dit quelque chose de juste, les deux maisons ne font pas exactement le même métier, et la gamme n’existe que parce qu’elles ont accepté de partager leurs compétences.

Le prototype RAH301改 Massive

On lit souvent que Medicom aurait créé un corps spécial pour Hokuto no Ken. C’est un raccourci. Trois ans plus tôt, en février 2005, la marque commercialisait déjà un RAH301改 Massive sous la référence No.000, vendu nu, sans personnage dédié, pour environ 3 600 yens. Le principe consistait à greffer des pièces de musculature sur le squelette RAH301改, et le prototype revenait à PERFECT-STUDIO, les pièces musculaires étant créditées à Sawada Keisuke. La boîte contenait une tête neutre en vinyle souple, des mains ouvertes et fermées, des bagues de cheville pour ajuster la taille et un socle.

Cette gamme Hokuto no Ken repose sur le Massive 3, troisième génération de ce corps. Le descriptif officiel est formel : la quasi-totalité des pièces a été resculptée pour l’occasion. La nuance est importante. Medicom n’a pas créé un corps musclé spécialement pour la licence, la marque disposait déjà de cette base et l’a profondément remaniée afin de reproduire les proportions hors normes des personnages de Tetsuo Hara.

Un squelette réputé fragile

Les collectionneurs japonais reprochent régulièrement au RAH301 sa fragilité. Héritier du modèle précédent, il adopte des coudes et des genoux à double articulation ainsi qu’une nouvelle articulation de cheville. Il gagne considérablement en mobilité et en réalisme, mais au prix d’une plus grande fragilité. Autrement dit, la souplesse qui fait l’intérêt de ces figurines se paie parfois sur le plan de la solidité.

Les costumes d’Akimoto Mieko

Les crédits officiels présents sur les emballages permettent de mieux comprendre la répartition du travail. Kaiyodo réalise le prototype de base. PERFECT-STUDIO l’adapte ensuite à l’échelle 1/6 et développe les articulations. Enfin, Akimoto Mieko confectionne les costumes. Medicom mentionne systématiquement les créateurs des vêtements sur l’ensemble de la gamme RAH, comme Noda Yumiko sur les figurines Kamen Rider de la même période. Cette pratique est logique : sur une figurine habillée, le costume n’est pas un simple accessoire, il participe directement à la silhouette et à l’identité du personnage. Ici, le choix du simili-cuir permet même de reproduire les plis caractéristiques des tenues dessinées par Tetsuo Hara.

Kenshiro et Rei, printemps 2008

La série s’ouvre en avril 2008 avec Kenshiro, référence RAH333, à 18 900 yens. Cinq paires de mains interchangeables couvrent l’essentiel du répertoire de combat. Rei suit dès le mois de mai, sous la référence RAH365 et au même tarif. Deux sorties coup sur coup, ce qui indique une gamme lancée avec ambition.

Les numéros éclairent aussi la place de ces figurines dans le catalogue Medicom. La ligne RAH dépasse aujourd’hui la référence 780, et nos quatre pièces occupent une fenêtre resserrée entre les numéros 333 et 430, soit un peu plus d’un an de production.

Kenshiro 25th Anniversary Edition

Le 3 août 2008, une troisième référence apparaît, hors du circuit habituel. Le RAH No.409 est un Kenshiro en version anniversaire, sorti pour les vingt-cinq ans de la licence et vendu au Wonder Festival d’été, à Tokyo. Le tirage est limité à 600 exemplaires, dont 200 vendus sur place et 400 en ligne.

Six cents pièces, c’est peu même pour une exclusivité de convention, et cela fait de ce Kenshiro la référence la plus difficile à obtenir de la gamme, et de loin.

Jagi ferme la marche

Jagi clôt la série en mai 2009, un an après les deux premières références. Son descriptif officiel s’ouvre sur sa réplique, « Dis mon nom, pour voir ! », et la figurine est livrée avec son fusil à pompe et son casque amovible. Ses mains sortent du schéma des sorties précédentes, trois à gauche et quatre à droite au lieu de paires symétriques, dont une taillée pour tenir l’arme.

Comment les trouver aujourd’hui ?

Les quatre références sont épuisées depuis longtemps et se cherchent sur le marché de l’occasion japonais. Trois points sont à vérifier avant l’achat. Les mains alternatives d’abord, faciles à égarer et déterminantes dans l’évaluation du prix. Le fusil et le casque de Jagi ensuite, pour la même raison. Enfin, le socle de présentation, souvent absent des exemplaires d’occasion.

Reste la question du squelette. Vu la réputation du RAH301, mieux vaut demander au vendeur si les articulations tiennent encore correctement la pose et manipuler avec précaution une figurine restée parfois près de vingt ans dans la même position. Les costumes, eux, se portent bien, le simili-cuir de cette gamme vieillit nettement mieux que le tissu de nombreuses figurines habillées de la même époque.

Le détail des quatre références, avec leurs visuels officiels, est réuni sur notre fiche consacrée à la gamme.

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