samedi 05 septembre 2026
Hokuto no Ken 2 (pilote)

Fiche technique

Titre
Hokuto no Ken II (北斗の拳II)
Type
Pilote
Auteur(s)
Tetsuo Hara (scénario et dessin)
Éditeur
Shueisha
Date de début
1983

Hokuto no Ken 2 (pilote)

Hokuto no Ken II (北斗の拳II) est un one-shot de Tetsuo Hara, publié dans le numéro de juin 1983 du Fresh Jump de la Shueisha. Suite directe du premier one-shot paru deux mois plus tôt, il en reprend le héros, Kasumi Kenshiro, lancé cette fois dans l'éradication du Taizanji Kenpō, l'organisation d'assassins responsable de la mort de sa fiancée. Comme son prédécesseur, le récit prend la première place du sondage des lecteurs depuis la fin du magazine, et cette double performance décide la Shueisha à lancer la sérialisation de Hokuto no Ken dans le Weekly Shonen Jump à l'automne 1983.

Synopsis

Sa vengeance accomplie, Kenshiro traque un à un les cadres du Taizanji Kenpō. Sa route croise celle de Ryū et Yōko, un couple de déserteurs de l'organisation qui rêve de la vie normale que lui-même a perdue. Mais le Taizanji ne laisse partir personne, et son plus redoutable guerrier, Baiken, obtient les moyens de l'État pour capturer vivant l'héritier du Hokuto Shinken.

Le fils de la mort

Le récit s'ouvre sur une fuite. Ryū, assassin du Taizanji ayant refusé d'exécuter un ordre de mise à mort, et sa compagne Yōko sont acculés par les exécuteurs de l'organisation lorsqu'apparaît Kenshiro. Il est venu éliminer Saitō, chef de la branche sud-ouest du Taizanji, qu'il condamne d'un seul coup porté à un méridien secret. Épuisé par sa traque, Kenshiro accepte l'hospitalité du couple et s'endort. Au quartier général japonais du Taizanji, le bilan est sans appel : cinq guerriers de classe B ont été éliminés, parmi lesquels Gōda et Yazaki. Baiken entre alors en scène. Guerrier de classe A au corps plus dur que l'acier, capable de broyer un tigre à mains nues, il obtient le soutien des troupes d'élite d'un ministre afin de capturer Kenshiro vivant, preuve que la corruption de l'organisation s'étend désormais jusqu'aux plus hautes sphères de l'État. Dans leur refuge, Ryū met l'étranger à l'épreuve en tentant de le poignarder pendant son sommeil. Kenshiro bloque la lame entre deux doigts avant même d'ouvrir les yeux. Il refuse pourtant de combattre aux côtés de cet ancien assassin, persuadé qu'un homme ayant perdu son instinct de tueur ne survivrait pas. Il lui confie avoir lui aussi rêvé d'une existence paisible avant la mort de Yuki, puis repart seul avec le carnet dans lequel Ryū a répertorié les membres de la branche japonaise du Taizanji.

Il est déjà trop tard. La ville est placée sous blocus et Baiken prend la tête des forces anti-émeute. La fuite passe par les égouts avant de buter sur les barrages. Kenshiro réquisitionne un véhicule pour permettre au couple de s'échapper, mais Baiken laisse volontairement les fugitifs croire à leur salut avant d'ordonner à ses hommes de faire feu. Yōko s'effondre la première. Ryū la prend dans ses bras, avance sous les balles et intime à Kenshiro de fuir. Les deux amants meurent finalement main dans la main. Sous la pleine lune, face au quartier général de la branche sud-ouest, Kenshiro jure que les hommes du Taizanji n'auront plus d'avenir tant qu'il sera en vie. Il s'infiltre par les douves et se présente devant Baiken comme l'émissaire du Hokuto, l'étoile du dieu de la mort, venu lui montrer le chemin de l'enfer. Les bras fantômes du colosse le couvrent de blessures jusqu'à ce qu'il les saisisse au vol. Son blouson éclate, puis vient la riposte : le Hokuto Hyakuretsu-dan, une rafale de coups à effet différé qui couvre de fissures le corps d'acier de Baiken. Renforcer son corps ne sert à rien face au Hokuto Shinken, qui détruit l'adversaire de l'intérieur. Lorsque Baiken implore sa pitié, Kenshiro lui oppose le souvenir de Ryū et de Yōko. Le guerrier se désagrège alors en saluant l'art du dieu de la mort. Le récit s'achève sur Kenshiro qui s'éloigne, assumant désormais pleinement son destin de fils de la mort.

Le diptyque amplifié

Publié deux mois après le premier one-shot, le second volet prend à son tour la première place du sondage des lecteurs depuis la fin du magazine. Ce doublé, rare pour des récits publiés en fin de numéro, décide le rédacteur en chef du Weekly Shonen Jump, Shigeo Nishimura, à approuver la sérialisation dans le magazine principal, lancée dans le numéro 41 de 1983 avec Buronson au scénario. Dans la postface de la réédition de 1996 de Tetsu no Donquijote, Hara raconte avoir dessiné ce second récit avec joie, porté par l'accueil réservé au premier.

Dans les deux récits, ceux qui aspiraient à une vie paisible sont tués : Yuki dans le premier, Ryū et Yōko dans le second. Le reste grandit d'un volet à l'autre : après les tueurs de classe B vient un guerrier de classe A, après un commissariat corrompu un ministre, après l'embuscade d'un immeuble le bouclage d'une ville entière. Certaines scènes se répondent d'un récit à l'autre : Ryū protège Yōko de son corps comme le père protégeait son fils, mais lui y laisse la vie, et Yōko est abattue comme Yuki, parce que le Taizanji ne laisse aucun témoin derrière lui. Le récit apporte aussi une nouveauté qui sera reprise dans le manga sérialisé : la rafale de poings de Kenshiro reçoit enfin un nom, le Hokuto Hyakuretsu-dan, qui annonce déjà la technique la plus connue de la série.

Éditions

Le récit a été publié dans le numéro de juin 1983 du Fresh Jump, deux mois après le premier one-shot. Il est recueilli à la fin du second tome de Tetsu no Donquijote, publié en 1983 dans la collection Jump Super Comics. La réédition Jump Super Ace de 1996 le reprend à la fin de son second volume, accompagné d'une postface de l'auteur. Aucune édition française n'a vu le jour.

Fresh Jump (juin 1983)
Fresh Jump (juin 1983)
Tetsu no Donquijote tome 2
Tetsu no Donquijote tome 2