samedi 05 septembre 2026
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Tetsuo Hara fête ses 65 ans, retour sur quatre décennies de manga

Tetsuo Hara fête aujourd’hui ses 65 ans. Né le 2 septembre 1961 à Shibuya et élevé à Koshigaya, dans la préfecture de Saitama, il aura passé plus de quatre décennies à imposer un trait que le manga japonais n’a jamais cessé de citer depuis. Autant de raisons de revisiter un parcours que le site détaille titre après titre.

Un enfant à qui le manga était interdit

Le manga n’entrait pas chez les Hara. C’est au dos des prospectus trouvés dans la boîte aux lettres qu’il recopie Tiger Mask, en deuxième année de primaire. Deux ans plus tard, persuadé en regardant Kamen Rider que le métier consiste à inventer un monstre par semaine, il s’entraîne en en dessinant un par jour. Au collège, la découverte du gekiga de Ryoichi Ikegami fixe définitivement sa direction.

Les débuts, 1982 et 1983

Après le lycée Hongo, un an et demi d’assistanat chez Yoshihiro Takahashi et le Gekiga Sonjuku de Kazuo Koike suivi en parallèle, il publie Super Challenger en avril 1982, un récit de boxe récompensé par le prix Fresh Jump. Suivent Mad Fighter dans le numéro de lancement de Fresh Jump, puis Crash Hero, dont il reprend le héros pour sa première série, Tetsu no Donquijote. Celle-ci s’arrête après dix parutions, mais son dernier chapitre passe devant Dr. Slump au classement des lecteurs, un tournant qu’il décrit lui-même comme sa découverte du public.

Hokuto no Ken, une genèse en deux étapes

La décision se prend alors qu’il dessine encore Donquijote. Hara répète depuis le collège qu’il veut faire un manga de kung-fu, et c’est Nobuhiko Horie qui lui apporte l’idée du point vital qui fait exploser les corps. Le résultat paraît d’abord sous sa seule signature, en deux récits complets publiés dans Fresh Jump en avril et juin 1983, situés dans le Japon contemporain, avec un héros nommé Kasumi Kenshiro. La réplique culte y figure déjà. Les deux prennent la première place du sondage des lecteurs.

C’est pour le passage en hebdomadaire que Buronson rejoint le projet et que le décor bascule vers le monde post-apocalyptique que l’on connaît. Hokuto no Ken démarre dans le Weekly Shonen Jump daté du 26 septembre 1983, mis en vente le 13, pour cinq années et 245 chapitres.

Les années Shueisha après Hokuto no ken

La décennie suivante est celle de la diversification. CYBER Blue tente la science-fiction dès 1988, avant que Hana no Keiji n’ouvre en 1990 une veine historique qu’il ne quittera plus vraiment : Kagemusha Tokugawa Ieyasu, Takeki Ryusei, seule série qu’il signe entièrement seul, SAKON, puis Aterui II Sei. Entre-temps, Hydra et Nakabo Rintaro l’emmènent sur d’autres terrains, et il illustre le roman Jubaku no Machi écrit par Buronson.

Coamix et le ciel bleu

En 2000, il quitte Shueisha avec Horie pour fonder Coamix, aux côtés de Tsukasa Hojo et Ryuji Tsugihara, en emportant les droits de Hokuto no Ken. Le numéro inaugural du Weekly Comic Bunch, le 29 mai 2001, s’ouvre sur Souten no Ken, qui court jusqu’en 2010 sur vingt-deux volumes et connaît son adaptation animée. Suivent Ikusa no Ko, vingt volumes consacrés au jeune Nobunaga entre 2010 et 2022, et Bonolon, l’album gratuit destiné aux plus jeunes qu’il conçoit et produit depuis 2005.

Pour aller plus loin

Le site consacre à Tetsuo Hara trois espaces complémentaires : sa fiche biographique, qui retrace ce parcours en détail et source chaque étape, la chronologie de ses œuvres, année par année, et la section rassemblant l’ensemble de ses titres, des plus connus aux plus confidentiels.

Joyeux anniversaire, maître.

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